Boutique Biologiquement.comLA VENTE DE MÉDICAMENTS SUR INTERNET MAINTENANT AUTORISÉE

  Posté par pharmacie       Laisser un commentaire
[Total : 3    Moyenne : 3.7/5]

Depuis ce vendredi matin, plus besoin d’aller à la pharmacie pour refaire votre stock de paracétamol. Un arrêté publié au journal officiel jeudi entre en vigueur ce vendredi et autorise en effet la vente de médicaments sans ordonnance par Internet.

4 000 médicaments sont concernés, mais cette vente reste très strictement encadrée : Seules les pharmaciens établis en France et titulaires d’une officine pourront proposer ce service et elles ne pourront pas se regrouper. Par ailleurs, les pharmaciens qui souhaitent se lancer dans la vente en ligne devront recevoir un agrément de la part de l’Ordre des pharmaciens et du ministère de la santé.
Aujourd’hui seules 35 officines sur les 23 000 du territoire ont reçu l’agrément pour réaliser des ventes sur Internet. Vous pouvez soit demander à vous faire livrer, soit passer commande et aller chercher vos produits en officine, et le cahier des charges est très précis. Le site doit indiquer de quelle pharmacie il dépend, donner son adresse son numéro de téléphone et le nom des pharmaciens qui pourront vous conseiller. Ensuite, avant tout achat, on doit toujours vous demander votre sexe, votre âge, votre taille, votre poids et si vous prenez déjà un autre traitement. A partir de là, le pharmacien déterminera si le médicament que vous voulez commander est bien indiqué. Enfin si vous le souhaitez-vous pouvez poser vos questions via un formulaire. Un pharmacien doit obligatoirement vous répondre, personnellement, soit par écrit soit par téléphone. Le site du ministère de l’Intérieur propose aussi une liste des pharmacies agréées, les seules habilitées à vous délivrer des médicaments en ligne. Mais cette autorisation suscite malgré tout beaucoup de méfiances, d’autant que d’après l’OMS, 50% des médicaments vendus sur internet actuellement sont falsifiés.
Cédric O’Neill, fondateur de 1001pharmacies.com, y voit plutôt une adaptation de la loi à une pratique déjà existante. « Les consommateurs, ça leur offre une offre légale, française, alors qu’ils achetaient déjà en ligne soit auprès de pharmacies européennes, soit auprès de sites chinois ou russes qui proposent des produits contrefaits. A chaque fois, il y a une officine française derrière, et on est sûr que les produits proviennent du stock d’une pharmacie française, avec le contrôle d’un pharmacien français, donc on est sûrs de la qualité ».
Pascal Louis est le président du Collectif national des groupements de pharmaciens d’officine. Pour lui, le danger est réel. « Bien sûr qu’il y a un risque. A partir du moment où le patient achète un produit en ligne, il n’aura pas un contact avec le pharmacien qui pourra lui garantir que son choix a été le bon. Le souci, c’est qu’on a des produits qui sont tombés dans une consommation relativement courante, l’ibuprofène ou le paracétamol, et ces produits ne sont pas bénins. Ils sont extrêmement efficaces et sans risque qu’ils sont pris dans de bonnes conditions. Mais ces mêmes produits, s’ils sont pris avec des dosages qui ne vont pas ou par des personnes qui ont des contre-indications, peuvent devenir dangereux à manipuler ».
Reste maintenant la question des prix, car aucun pharmacien ne peut assurer que la vente en ligne permettra de les baisser. Pour remédier à cela, l’Autorité de la concurrence étudie également la possibilité d’autoriser la vente de certains médicaments hors des pharmacies.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *