Boutique Biologiquement.come-pharmacie, à qui le tour ?

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Paris, le mercredi 17 juillet 2013 – C’est officiel depuis le 12 juillet 2013, la vente en ligne des médicaments sans ordonnance est autorisée, à condition que la e-pharmacie soit adossée à une pharmacie de ville tenue par un pharmacien diplômé.

Selon les termes de la loi, « le patient doit être en mesure d’identifier le site officinal qui propose des médicaments à la vente à distance comme étant celui d’une officine physique dûment autorisée ». L’encadrement est très strict, du coup encore très peu d’officines ont reçu le précieux agrément d’ouverture qui doit être impérativement délivré par le directeur d’une Agence régionale de santé. D’autres ne l’ont pas encore obtenu ou demandé.
Où en sont les demandes d’agrément ?

Sur 22 000 officines, seules 35 d’entre elles ont eu l’autorisation sur une soixantaine l’ayant demandé. Pour autant, selon le site L’Informaticien « cela ne signifie pas que 35 sites de e-commerce pharmacien existent concrètement ». En effet pour le moment en France, on en recense très peu sur la toile. Si certains ont pu se faire connaître médiatiquement tels que lasante.net, pharma-gdd.com, 1001 pharmacies (ce dernier ayant déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour empêcher l’interdiction de regroupement de plusieurs officines sur un même site (Vente en ligne des médicaments sur Internet, 1001Pharmacies dénonce l’interdiction de se regrouper) , on ignore tous des autres. Sur BFM TV, Isabelle Adenot, présidente de l’Ordre national des pharmaciens a déclaré que « le nombre de demandes d’agréments avait été multiplié par trois », tout en rappelant « qu’en Belgique, sur les 4 000 officines qui ont obtenu leurs licences, seules 150 fonctionnent encore. En Allemagne, sur les 3 000 agréments, une quarantaine sont toujours en activité ». En moyenne dans les pays européens déjà ouverts à la pharmacie 2.0, la vente en ligne ne représente que 5 % des ventes de médicaments, pour cause notamment de rentabilité faible ; les prix étant les mêmes qu’en ville. Condition sine qua non également dans l’Hexagone où les professionnels semblent attendre « de voir » avant d’engager leur officine sur Internet. Le feuilleton de la e-pharmacie n’est pas fini.

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