Boutique Biologiquement.comLa première pharmacie de Saône-et-Loire s’est lancée sur le net

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La vente en ligne se développe dans tous les secteurs, il n’y a aucune raison que la pharmacie ne soit pas concernée par cette évolution », affirme Bertrand Veau, pharmacien à Tournus. Son officine est la première en Saône-et-Loire autorisée à vendre des médicaments sur la toile.

Cinq cents médicaments délivrés sans ordonnance, sur 4 000 références autorisées, sont déjà disponibles, l’objectif étant d’en proposer un millier au mois de septembre. Cette autorisation comprend des règles strictes à respecter : activité en ligne obligatoirement adossée à une pharmacie « physique », petit questionnaire de santé à remplir ( âge, poids, autres maladies et/ou traitements ), limitation du bien des boîtes commandées, conseil par mail quant au s patients ne connaissant pas encore le médicament et enfin validation de la commande par un pharmacien… « L’objectif est d’éviter les interactions médicamenteuses et d’offrir la même sécurité qu’en pharmacie réelle », assure le Tournusien qui a embauché un pharmacien supplémentaire pour piloter la vente en ligne.

Pas rentable à court terme

Vingt-cinq mille euros ont été investis dans cette nouvelle activité. Une somme rondelette mais en définitive limitée, comparée au prix de vente moyen d’une pharmacie ( 1, 3 M€ ). Bertrand Veau n’attend pas avant deux ou trois ans la rentabilité de celles qui n’est pour le moment qu’un « tout petit marché. Mais si nous, pharmaciens, ne nous adaptons pas aux high-tech, nous laisserons le champ libre aux grandes surfaces ». Tous les pharmaciens ne sont pas, au contraire, aussi persuadés de l’intérêt de la vente en ligne. « Je comprends que le conseil de l’ordre et les syndicats de pharmaciens soient un soupçon tièdes sur le sujet, confie-t-il. Je pense que c’est une question des générations, avec des confrères qui ne sont pas forcément à l’aise avec les achats en ligne. Mais les jeunes, qui possèdent déjà ce réflexe, vont vieillir et garderont leurs habitudes de consommation… » Côté clientèle d’ailleurs, tout le monde n’est pas prêt à sauter le pas. « Je préfère encore le contact direct, avoir quelqu’un devant moi, indique Ludovic Kielbasa, un habitant de Lacrost. Par exemple, l’autre jour, j’avais un problème au poignet, et mon pharmacien, en qui j’ai confiance, m’a rapidement affecté une attelle. »« Rien ne remplacera jamais le contact humain. Internet n’est qu’un complément », admet Bertrand Veau, dont l’équipe réalise déjà des petits actes de « bobologie ». Une chose est sûre : ce n’est pas demain qu’on posera une attelle en trois clics de souris…

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